LA TUMEUR EST LÀ ET ÇA NE SE PASSE PAS BIEN

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Si ça ne se passe pas bien, c’est que la tumeur a dépassé la phase localisée et qu’elle est en phase avancée. Malheureusement, la phase avancée d’une tumeur est une condition qui ne guérira pas dans la plupart des cas, même s’il existe toujours des exceptions et qu’il faut toujours les chercher.

En général, l’objectif des soins à cette phase avancée est de «chroniciser» une maladie qui sinon connaîtrait une progression rapide, atteignant en peu de temps des dimensions qui ne seraient plus compatibles avec la vie. Chroniciser signifie donc bloquer la croissance de la tumeur, stabiliser ses dimensions, et si possible également les réduire le plus possible, dans l’espoir que les bénéfices obtenus grâce aux traitements se prolongeront sur une longue période.

La «phase avancée» de la maladie signifie l’une des deux possibilités suivantes:

  • Apparition de nouvelles lésions dans des organes tels que les os, le foie, le poumon, etc. Ce sont les métastases à distance de la tumeur primitive, situées dans des organes d’origine différente (LES MÉTASTASES, QU’EST-CE QUE C’EST)

  • Détection d’une tumeur ou de sa rechute locale limitée au siège d’origine, donc sans métastases à distance, mais dont les dimensions envahissent les structures vitales proches, ce qui fait qu’il est impossible d’éliminer la maladie même en l’absence de métastases à distance.

Ces deux conditions peuvent être détectées au tout premier diagnostic, ou bien au bout d’un certain temps (voire des années), après que la tumeur ait été retirée.

Dans ces deux situations -rechute avec métastases à distance et rechute locale-, la guérison est très peu probable. La rechute locale d’une tumeur (une tumeur qui s’est nouvellement formée uniquement dans le siège d’origine) non accompagnée de métastases à distance offre de plus grandes chances de guérison que celles laissées par les métastases. Il est bien rare en effet que les lésions métastatiques soient individuelles ou isolées, FIGURE 14.

Fig 14. Dans les rechutes, les métastases peuvent se présenter à des moments différents et se développer à des vitesses différentes
Fig 14. Dans les rechutes, les métastases peuvent se présenter à des moments différents et se développer à des vitesses différentes
Parfois la rechute a lieu quelques mois après la chirurgie, parfois elle a lieu après
plusieurs années. C’est à cause des différentes vitesses de croissance des métastases,
mais l’on ne sait pas pourquoi dans un cas elle est rapide et dans un autre elle est lente.

Si l’on voit 3 à 4 métastases aux examens d’imagerie, 95 fois sur 100 il y en a 30 à 40 autres dans cet organe ou dans d’autres organes, qui sont encore trop petites (<5 mm) pour être visibles. Il est donc le plus souvent inutile d’opérer: l’illusion de «sortir de la chirurgie en n’ayant plus rien» ne dure pas longtemps, parce que quelques mois plus tard nous nous retrouvons avec de nouvelles métastases visibles dans les différents organes.

Par conséquent, en présence de rechutes locales, la première pensée est toujours la chirurgie de sauvetage, si elle est faisable. En revanche, en présence de métastases disséminées, les traitements les plus souvent employés sont les traitements médicaux : chimiothérapie, hormonothérapie, immunothérapie, et autres thérapies biologiques. (DE COMBIEN DE FAÇONS PEUT-ON SOIGNER LES TUMEURS?)

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